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La responsabilité des parents dans l’éducation de leurs enfants

samedi 25 septembre 2010 par Pr. MESTAOUI Mohamed Salaheddine

Que Dieu nous préserve de Satan le maudit

Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux

Dieu gloire et pureté à lui dit :

« Ceux qui invoquent : Seigneur, accorde nous un motif de satisfaction en la personne de nos femmes et de nos descendants et fais de nous des guides pour ceux qui se prémunissent ». Verset 74-Le Discernement

Les faveurs de Dieu sur ses serviteurs sont innombrables ; parmi les plus importantes on retient les richesses et les enfants dont Dieu nous a gratifiés, et il considère qu’il s’agit là d’une parure de la vie dans ce monde. C’est ce qu’il confirme dans le verset 46 de la sourate La caverne ;

« les richesses et les enfants constituent la parure de la vie de ce monde, mais au regard du Seigneur, les œuvres pies dont les fruits demeurent à jamais sont plus méritoires et davantage porteuses d’espérance ».

En effet l’amour des enfants et l’envie d’enfants est une chose innée chez l’homme ; cela s’explique par l’envie de prolonger sa vie et le désir de perpétuer sa mémoire et de continuer à récolter un salaire même après la mort.

Cette envie est légitime tant qu’elle reste dans un cadre agréé par Dieu. Le Prophète (BSL) confirme cela en disant : « si l’homme vient à disparaitre, son œuvre prend fin sauf de trois actions à savoir : une œuvre charitable à incidence durable, un savoir dont on continuera à tirer profit, un enfant pieux qui invoquera Dieu pour l’accueillir dans sa miséricorde ».

Il est à signaler qu’à plusieurs reprises, Dieu gloire à lui, a mis en garde contre la séduction, par la fortune ou les enfants, ce qui est de nature à attirer la colère de Dieu et un détournement de son adoration. Aussi, ceux qui répondent à leur désir en se détournant de la guidance du Messager de Dieu (BSL) en matière d’éducation, verront leurs efforts partir à la perte ; la confirmation de cela est dans les paroles de Dieu « Vous richesses et vos enfants sont à l’origine de votre perte » qui nous met en garde dans le verset 6 de la sourate l’interdiction :

« Ô vous qui avez la foi, préservez vous ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible sera constitué d’hommes et de pierres et qui sera gardé par des anges durs et inflexibles ne désobéissant pas aux ordres de Dieu et exécutant ce qui leur est demandé ».

Puisse, l’amour de Dieu et de son Messager, être au premier plan et avant toute autre chose chez le croyant, et que la marque de cet amour se manifeste dans une conduite qui s’inspire de celle du Prophète Mohamed (BSL). Ceci trouve sa confirmation dans ce qui suit :

« Dis : si vous aimez Dieu, suivez moi et Dieu vous aimera et absoudra vos fautes ». Aussi, le croyant doit-il être convaincu que la subsistance ne provient que de Dieu, créateur des cieux et de la terre et de tout ce qu’il y a entr’eux. Il est le tout Puissant qui a pris en charge la subsistance de toutes ses créatures, celles qui évoluent sur terre et en mer (poisson) et même celles qui volent dans les cieux (les oiseaux).

« Nous avons prévu sa subsistance à tout être qui évolue sur terre ». Ô, Moslem, ne craints pas la pénurie ou l’insuffisance comme cela était de coutume pendant l’ère le l’ignorance lorsque les gens tuaient leurs filles par crainte de la pauvreté promise pour le diable. Dieu dit à ce propos :

« Ne tuez pas les enfants par crainte de pénurie, c’est nous qui leur accordons leur subsistance, ainsi qu’à vous, car leur assassinat constitue un forfait inqualifiable ».

A l’avènement de l’Islam, les gens vivaient dans l’obscurantisme le plus total, au point de tuer leurs filles vivantes, acte qui était blâmable et décrit comme déconcertant et troublant par le coran-verset 59 sourate les Abeilles :

« Il se cache des siens à cause de la désagréable nouvelle, qui vient de lui être annoncée : va-t-il la garder en dépit de l’humiliation ou bien l’ensevelir sous terre ? leur décision n’est elle pas odieuse ?

Quant à El Kortoubi, pour expliquer le verset 140 de la sourate le Bétail « Ceux Qui ont assassiné leurs enfants par stupidité et par ignorance et qui se sont interdit ce que Dieu leur avait dispensé sont perdants ; ils s’étaient bel et bien égarés et suivaient un mauvaise direction »

Il a rapporté l’histoire d’un compagnon du Prophète (BSL), qui était tout triste et accablé sous le poids d’un acte qu’il a commis pendant l’ère de l’ignorance à savoir le forfait d’avoir tué sa fille toute vivante alors qu’elle était à la fleur de l’âge, et ce en dépit des supplications de son épouse. Il était bel et bien sous l’emprise de Satan le maudit quand il l’a poussée au fond d’un puits après une hésitation à plusieurs reprises.

Quand il a fini de raconter l’histoire de cette enfant, entre les mains du Prophète (BSL), ce dernier tout affligé avait pleuré et avait dit : Si j’avais reçu l’ordre de punir quelqu’un pour ce qu’il a fait pendant l’ère de l’ignorance, je t’aurais puni.

Ainsi était la situation de la société avant l’avènement de l’Islam ; ils étaient durs et arrogants, ils étaient au bord d’un abîme de feu et Dieu les en a sauvés, en indiquant pour eux la voie droite et salutaire dans l’immédiat dans ce bas-monde et plus tard dans l’autre monde. En effet leur Prophète a éclairé et balisé le chemin, pour ne quitter ce monde qu’après leur avoir exposé et expliqué le contenu de leur religion et terminé de répandre sur eux les faveurs de leur seigneur pour les laisser dans la pureté parfaite (avec des registres tout vierges) de la quelle ne s’écarterait qu’un maudit, puisse Dieu nous préserver.

Ci après nous donnons un aperçu sur les caractéristiques de cette voie sublime dans l’éducation des enfants et des générations à venir en appuyant nos recommandations et conseils par des versets coraniques et des faits relatés par la Sunna Mohamedienne.

Le premier conseil à donner pour celui qui envisage de se marier consiste à choisir la personne qui sera appelée à être une mère pour ses enfants, garçons ou filles, et ce en raison des répercussions positives ou négatives du caractère de cette mère sur sa progéniture. En effet et ainsi qu’il est communément admis : telle mère, tels enfants ; et c’est la raison pour laquelle le Prophète (BSL) a insisté sur le choix de la mère en disant : « choisissez la dépositaire pour vos spermes, eu égard à l’attirance de la lignée ».

Une fois enceinte, l’épouse accouchera d’un nouveau né de sexe masculin ou féminin. C’est à ce moment là que le Moslem doit manifester sa joie quelque soit le sexe, croyant fermement que dans le choix du sexe fait par notre créateur, il y a tout le bien. La confirmation de cela est donnée au verset 216. Sourate la Genisse :

« Il se peut que vous détestez quelque chose de bénéfique pour vous, et que vous aimiez quelque chose qui vous est nuisible, Dieu seul sait et vous, vous ne savez pas ». Et le Prophète (BSL) d’ajouter pour raffermir cette conviction et rassurer encore plus,

« celui qui se charge d’éduquer et de subvenir aux besoins de deux filles, le jour du jugement dernier nous serons côte à côte lui et moi, comme ces deux doigts et il montre l’index joint au majeur » (rapporté par Moslem).

D’après Saïda Aïcha, la mère des croyants, qui reçoit la visite d’un dame qui vient chercher réponse à une question, en étant accompagnée de deux filles. Elle ne trouva chez elle, à offrir qu’une seule date qu’elle remit à la dame, mais celle-ci n’y goûta même pas et la partagea à égalité entre les deux filles, puis elle est partie. Au retour du Prophète (BSL), elle lui raconta les faits et du Prophète de répliquer : celui qui a la charge de quelques filles, et qu’il les comble de ses bienfaits, elles seront pour lui comme une sorte de rempart entre le feu et lui ». (Selon des témoignages concordants).

L’Islam fait obligation aux parents de choisir un nom pour leurs enfants, de les éduquer et les élever selon les préceptes islamiques, et enfin de les marier ; le Prophète va plus loin et dit que s’il ne les marie pas et qu’il viennent à transgresser les lois, le père sera responsable des transgressions commises par ses enfants.

Au sujet du choix des noms à donner à nos enfants, le Prophète dit : « Reportez vous sur les noms des prophètes et parmi les noms qui ont la faveur de Dieu exalté soit il, Abdallah el Abderrahman ». (d’après Abou Daoud et Nassaiî).

Nous faisons remarquer d’après les traditions et les nouvelles qui nous sont parvenues et d’après notre expérience de tous les jours que chaque individu, récolte une part des attributs que contient son nom. Aussi revient-il à chaque enfant un droit sur le père, de choisir pour lui un nom qui ne reflète pas de valeur en contradiction avec les valeurs morales ou religieuses.

De même qu’il revient au père de donner à son enfant une bonne éducation et de lui apprendre à travers son comportement les bonnes mœurs et les actions vertueuses, parce que l’Enseignement et l’Education à bas âge s’apparentent à la sculpture sur de la pierre.

De nature, l’enfant a un penchant pour tous les actes (mal ou bien) commis par ses parents ; ils constituent pour lui un modèle à suivre, il s’y attache fortement et y trouve même un motif de fierté.

Ainsi la bonne éducation, les bonnes mœurs et la bonne conduite constituent le plus beau des cadeaux qu’un père peut offrir à ses enfants. A ce propos le Prophète (BSL) a dit : rien de vaut plus qu’une bonne éducation qu’un père peut offrir à son enfant.

Pour cette bonne éducation l’enfant se voit conduire sur le chemin et il gagnera ici, dans ce bas monde et dans l’au-delà. Dans le texte Coranique, à plusieurs reprises nous retrouvons une incitation à la bonne éducation des enfants ; l’exemple est donné à travers des parents qui sont prophètes, messagers ou même des sages. Nous en citons l’exhortation de Luqmân à son fils dans les versets 13 à 19 de la sourate 31-Luqmân :

« Mon fils ne donne aucun associé à Dieu, car le polythéisme est une injustice de taille.

  • Nous avons recommandé à l’homme de prendre soin de ses parents, sa mère l’a porté endurant fatigue sur fatigue et il aura fallu deux ans pour le sevrer ! et de m’être reconnaissant ainsi qu’envers ses parents ; je suis l’aboutissement de votre devenir.
  • Mais s’ils s’efforcent de te contraindre à me donner des associés -chose dont tu n’as aucune connaissance- ne leur obéis pas ! Montre-toi à leur égard un compagnon serviable en ce monde et suis la voie de ceux qui reviennent à moi. C’est auprès de moi que vous serez ramenés et je vous rappellerai quelles étaient vos erreurs.
  • Mon fils, ne s’agirait-il pas que d’une faute du poids d’une graine de moutarde dissimulée dans un rocher, dans les cieux ou sur terre. Dieu la retrouverait car il est le Subtil, l’Informé.
  • Mon fils, accomplis la prière, ordonne ce qui est licite, interdis ce qui est blâmable et supporte patiemment les épreuves qui t’atteignent car cela témoigne de ta force de caractère.
  • Ne détourne pas ton visage des hommes et ne marche pas sur terre avec insolence car Dieu n’aime pas les vaniteux insolents.
  • Marche à allure modérée et baisse le ton, le son le plus détestable est sans conteste le braiment de l’âne ».

Ce sont là, de sages conseils coraniques empreints de rectitude, qui indiquent et balisent la voie à suivre, pour obtenir l’agrément de Dieu. Le Messager de Dieu les a bien expliqués et montrés pour qu’il ne reste aucune excuse, dans l’éducation des enfants sous prétexte que la corruption s’est répandue sut terre et en mer.

Le Moslem doit par conséquent prendre ses responsabilités pour ne pas avoir à regretter lorsqu’il sera trop tard. Avec la grâce de Dieu, la bonne éducation donnera ses fruits et pout l’enfant et pour la société dans laquelle il va évoluer. Sa conduite sera louable et cela se répercutera sur la société à laquelle il appartiendra.

Le Prophète (BSL) dit : « Donnez ordre à vos enfants de faire leurs prières dés qu’ils atteignent l’âge de sept ans et frapper-les en cas de manquement à l’âge de dix ans, et séparez entre les garçons et les filles dans leur lit ». rapporté par Ahmed.

A sa naissance l’enfant est innocent, et selon sa nature originelle, tout de pureté. Ce sont ses parents qui feront de lui un juif, un chrétien ou bien un zoroastrien. L’enfant est donc comme une page toute blanche, et le père va y écrire ; il est invité à y écrire du bien et rien que du bien.

D’ailleurs, si chaque père apprenait à ses enfants de faire ce que Dieu a ordonné, et de s’écarter de ce que Dieu à interdit, il aurait épargné à la société toutes formes de perversion et de dépravation.

Un autre aspect sur lequel insiste le Prophète (BSL) à savoir agir en toute équité envers ses enfants, et veiller à ne pas être la cause de tensions et d’animosités entr’eux. Et dans le but de récolter plus de salaire le père doit dépenser et subvenir aux besoins de ses enfants. A ce propos le Prophète dit « Il relève de la vertu de dépenser à cause de ses enfants, de dépenser pour sa monture et pour ses compagnons en vue de servir la cause de Dieu » d’après Moslem et Termithi.

Attention, distinguer entre les enfants sans une raison loyale, est de nature à créer des différents et des tensions au sein de la famille et c’est cela que refuse l’Islam.

Il est également demandé aux parents de ne pas priver leurs enfants des biens qui leur revendraient à la succession ; le Prophète (BSL) n’a-t-il pas répondu à celui qui voulait faire don de la totalité de sa fortune, de ne pas agir de la sorte ; il l’a empêché même de faire don de la moitié et l’a finalement autorisé pour le tiers et il juge que le tiers est assez. Puis il lui a dit. « Il est préférable de laisser des héritiers riches plutôt que pauvres qui appellent l’aumône auprès des autres ».

L’Islam a également appelé à donner aux enfants l’enseignement et l’éducation nécessaires pour faire d’eux des gens capables d’affronter la vie et de la vivre pleinement sur les plans religieux et sociétaire. On trouve dans les textes attribués à la tradition l’appel suivant : Apprenez à vos enfants, la natation, le tir et le sport équestre, ils sont nés à une époque qui diffère de celle vécue par leurs parents ». (Oumar Ibnou Al Khattab).

Toujours d’après la tradition, le père est appelé à incruster la foi chez son enfant, lui apprendre les fondements de sa religion, lui apprendre par tous les procédés ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Il doit l’aider à maitriser le savoir, les sciences et les techniques de son époque, pour en prendre la part qui lui revient, afin de ne pas être un fardeau par rapport à autrui et à la Umma, sinon il dirait ce qui a dit le poète El Maârri : « Je récolte là, ce que mon père a fait pour moi et je n’ai rien fait de préjudiciable pour un successeur ».

(BSL) : Bénédiction et Salut de Dieu sur Lui.


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